LES SOCIÉTÉS DE GARDIENNAGE EN CÔTE D’IVOIRE, UN ESCLAVAGE LÉGAL ?

Un salaire en deçà du Salaire minimum interprofessionnel (SMIG) garanti pour les vigiles. Des salaires pourtant faramineux négociés sur le dos des employés. L’un des plus gros employeurs du privé en Côte d’Ivoire, est un « esclavagiste. »

Huit cent mille (800 000) francs CFA, c’est le montant approximatif déboursé par le client d’une entreprise de sécurité privé pour bénéficier des services d’un vigil. Mais le salaire du concerné ne dépasse pas le smig en Côte d’Ivoire qui est de soixante mille (60 000) francs.  Pour les mieux payés, le salaire peut monter jusqu’à quatre-vingt mille pas plus.

Avec ces salaires, ils risquent leur vie chaque jour aux portes des banques, devant les maisons souvent sans armes. Un vigile peut travailler plus de huit heures par jour, avec une vigilance démise.

La moindre erreur n’est guère pardonnable. Ils sont toujours sous des contrats courts (stages), jamais de long contrat. Certainement une astuce pour garder la pression sur l’employé à être plus productif.

Des années que le phénomène dure. Mais aucune réaction des autorités. Pourtant, le tribunal du travail regorge d’éléments de plaintes sur plusieurs d’entre elles, mais le mutisme demeure. « Il y a tellement de retenues sur mon salaire que finalement ce que je perçois ne vaut rien. De 50.000 francs CFA,  je me retrouve chaque mois avec 38.560 F. je ne sais pas comment cela se passe, mais voici ce que je gagne : c’est du vol », accuse H.B. un simple aperçu du périple d’un vigil ivoirien.

Par Paterne Baï  

1 thought on “LES SOCIÉTÉS DE GARDIENNAGE EN CÔTE D’IVOIRE, UN ESCLAVAGE LÉGAL ?

  1. Mon avis est que la loi ivoirienne caution l’esclavage des vigiles puisqu’elle ne met pas de l’eau dans son vin vis-à-vis de ces derniers. La preuve, un Vigile n’a jamais eu raison face à la loi dans un differend avec une tièrce. C’est vraiment deplorable!

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